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Invitation avant-première du film

Invitation avant-première du film

JEAN DE LA LUNE de Stephan Schesch

La Bibliothèque municipale de lille et APC vous invitent à l’avant-première exceptionnelle (Sortie : 19 Déc. 2012) du film d’animation Jean de la lune de Stephan Schesch d’après le conte de Tomi Ungerer. 

Le dimanche 18 novembre 2012 à 10h30 au Majestic 54 rue de Béthune 59800 Lille

 

Inscrivez-vous (dans la limite de deux places par inscription) sur un formulaire d'inscription en ligne créé spécifiquement par APC pour cette avant première lilloise. www.apc-cinema.fr code partenaire : BIBLIOTHEQUESLILLE

A l'issue de l'inscription, vous recevrez un mail de confirmation nominatif qui vous servira de billet d'entrée pour l'avant première.

Synopsis du film :

JEAN DE LA LUNE

Film d’animation de Stephan Schesch d ’après le conte de Tomi Ungerer ( Ed. L Écoles des loisirs)

Sortie le 19 décembre 2012

Durée : 1h36

Public ciblé : Enfants de 4 à 11 ans

Synopsis :

Jean de La Lune, résident captif de l'astre, commence à trouver la vie bien ennuyeuse, là-haut. Un jour, il attrape la queue d’une comète et atterrit sur la Terre qu’il commence à découvrir. Mais le terrible général Président qui vient de conquérir le monde veut le capturer et se met en tête d’envahir la lune. On l'enferme en prison. En son absence, les enfants ne s'endorment plus  et lui ne songe qu'à s’ échapper et à rentrer chez lui. Qui l'aidera à remonter sur la lune ?

Adaptation du livre de Tomi Ungerer :

Riche de références poétiques, historiques et philosophiques traitées avec beaucoup d’humour, on retrouve dans ce film le style des albums de Tomi Ungerer: des couleurs vives campant un monde simple et naïf qui  rappelle les œuvres de Douanier Rousseau.

Le livre « Jean de la lune » a déjà été vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires depuis 1969. Il a été étudié à plusieurs reprises à l’école, adapté sur scène et est à présent porté à l’écran tout comme l’avait été son livre « Les trois brigands » en 2007.

Présentation de l’auteur, Tomi Ungerer

Tomi Ungerer est né le 28 novembre 1931, à Strasbourg, il débute dans la vie comme dessinateur publicitaire. Puis il écrit et illustre de nombreux albums pour enfants et collabore à plusieurs magazines.

Couronné par la plus grande distinction des auteurs des livres pour enfants, le prix Andersen, en 1998, Tomi Ungerer apparait réellement comme le grand maître de son art, le dessin. C’est l’un des rares artistes à avoir un musée de son vivant de nos jours en France, à Strasbourg.


Le livret pédagogique

La bande annonce

 

    

 Aux sources du fantastique

Du 6 octobre 2012 au 3 novembre 2012 et
Du 28 novembre 2012 au 12 janvier 2013
Salle de lecture, premier étage, médiathèque Jean Lévy.

 

Qu’est-ce que le fantastique ? Suivant le choix opéré pour la bibliographie Station fantastique, les Vitrines du Patrimoine ne traiteront pas de la science fiction, mais du fantastique et de la fantasy.

Pour vous y retrouver, voici 3 petites fictions.

 FANTASTIQUE :

Vous venez à la Médiathèque Jean Lévy dont vous êtes un habitué. Vous voulez lire tranquillement la presse du jour au Service des Périodiques puis emprunter un roman au Service de Prêt. Vous montez le grand escalier. Aucun bruit, sauf quelques froissements de papier. Arrivé au 1er étage, vous ne voyez personne, quand soudain, un volume de l’Encyclopedia Universalis, maculé de sang, rampe vers vous. Il s’arrête à quelques pas et éructe des phalanges humaines.
Le fantastique est l’irruption, parfois gore, de l’étrange et de l’inexplicable dans la vie courante.

FANTASY :

Vous êtes un mage renommé. Vous descendez de votre monture, une licorne apprivoisée, pour vous rendre à la Grande Bibliothèque de ressources magiques. Après avoir longé le râtelier à balais des sorcières, vous pénétrez dans les lieux. Les bibliothécaires elfes et gnomes vous remettront le grimoire qui vous permettra d’enchanter le philtre que vous avez commencé à préparer.
La fantasy se déroule dans un monde différent du notre, volontiers médiéval, où le légendaire et le merveilleux font partie de la vie quotidienne.


 SCIENCE FICTION :

Dans votre capsule spatiale au large de Vénus, vous décidez de vous connecter à la Bibliothèque terrestre de références. Vous demandez que l’on télécharge sur votre implant cérébral toutes les données techniques dont avez besoin pour changer de dimension, ainsi qu’une fiction à effets tactiles.
La science fiction se déroule dans un futur plus au moins proche (anticipation) et explore tous les possibles des évolutions politiques et scientifiques.



 Le fantastique et la fantasy sont des genres qui nous paraissent contemporains. Mais ils sont le fruit d’un très ancien héritage : les polythéismes, perdant leur statut de religion, survivent sous différents déguisements. Les mythologies grecques et romaines se réfugient dans les romans de chevalerie. Dieux et héros grecs deviennent héros courtois et sont vêtus des lourdes armures médiévales jusqu’à ce que la Renaissance leur rende leurs drapés et leur nudité héroïque. Ils font partie de la culture classique jusqu’à aujourd’hui, sont sujets de tragédies et d’opéras pour finalement ressusciter une nouvelle fois dans les romans de fantasy. Avec les Chroniques de Tramorée, Javier Negrete fait le même travail pour l’histoire et la mythologie méditerranéenne que Tolkien l’avait fait pour le monde anglo-saxon. Il ressuscite nominativement les Dieux grecs en nous livrant une version d’anticipation de la Gigantomachie (combat des Dieux et des Géants, fils de Gaïa la Terre) dans Seigneurs de l’Olympe.


Fées

Le merveilleux d’origine païenne anime le folklore et les contes.
Les anciennes déesses deviennent les dangereuses enchanteresses qui, telle Morgane le Fay et Nimue, dans le cycle arthurien ou Armide  dans les histoires de Roland et des chevaliers de Charlemagne, détournent les preux de leurs devoirs. Mais des fées campagnardes habitent aussi de plus humbles lieux, héritières des nymphes rustiques de l’Antiquité. Elles se métamorphosent ensuite en maîtresses de la destinée ou bénéfiques fées marraines (fata). Avec l’entrée des contes dans la littérature grâce à Perrault et Madame d’Aulnoy, elles deviennent de coquettes et gracieuses créatures, elles changent de vêture et distraient la cour, personnages principaux de contes en prose et en vers. Elles sont bientôt cantonnées au domaine enfantin. Madame Leprince de Beaumont crée La belle et la Bête à des fins d’éducation morale, et 200 ans plus tard, Jean Cocteau en tire un film magique. Aujourd’hui, les fées se retrouvent dans les romans de Susanna Clarke (Les Dames de Grâce Adieu), Neil Gaiman (Stardust) et Herbie Brennan (La Guerre des fées). La féérie n’est d’ailleurs pas toujours de tout repos… et les fées ne sont pas toutes de bonnes fées.

Chevaliers et dragons

Les romans de chevalerie du Moyen Age nourrissent l’heroic fantasy et plus particulièrement la « med fan ». La « matière de Bretagne » (histoires du Roi Arthur, des chevaliers de la Table Ronde et de l’enchanteur Merlin) forme une partie très importante des romans de chevalerie médiévaux. D’origine composite (celtique païenne et chrétienne), le thème se déploie depuis Geoffroy de Monmouth et Chrétien de Troyes, qui y intègre le premier le thème chrétien du Graal, jusqu’au déclin flamboyant du genre avec Le morte d’Arthur de Thomas Malory (qui a inspiré le film Excalibur de John Boorman). Il faudra attendre les poèmes d’Alfred Tennyson au XIXe siècle et l’engouement des artistes préraphaélites pour que ce thème ne disparaisse plus du monde de l’art et de la fiction. Marion Zimmer-Bradley renouvelle le genre avec Les Dames du Lac, et aujourd’hui on ne compte plus les romans de fantasy qui s’inspirent de l’univers arthurien.
La licorne, symbole de pureté dans les bestiaires médiévaux hante aussi de nombreux romans, elle est l’héroïne de La Dernière Licorne de Peter Beagle.
Le dragon, ver rampant, est une figure du mal que ce soit dans la religion chrétienne ou pour les paganismes. Symbole de l’Antéchrist dans l’Apocalypse, il est le mal que combat le preux chevalier. Le chant des Nibelungen relate le combat de Siegfried contre le dragon Fafner à qui le héros arrache l’anneau maudit, qui causera sa perte. De ces mythes, Tolkien s’est inspiré pour créer le dragon Smaug le doré, et sa litière d’or et de joyaux. L’anneau ne peut que rappeler le « précieux » du Seigneur des anneaux. Wotan/Odin inspire le personnage de Gandalf, le « gris pèlerin », mais certains de ses attributs se retrouvent aussi dans la description de Sauron. Tolkien a d’ailleurs écrit La légende de Sigurd et Gudrun, qui reprend en vers l’intégrale de l’histoire des Nibelungen. Dans la fantasy contemporaine, l’image du dragon s’est domestiquée. (cf. Eragon de Christopher Pasolini et les Dragons de Nalsara  de Marie-Hélène Delval). Mais dans Rouge sang et De feu et de sang, Melvin Burgess reprend l’imaginaire des Nibelungen dans toute sa sauvagerie pré courtoise et insère la légende avec une grande fidélité dans un univers cyberpunk très impressionnant.

Pactes dangereux


Mais la religion chrétienne elle-même, contrairement à ce que l’ont pourrait croire, fournit des motifs à ce qui n’est pas encore appelé fantastique.
Un conte allemand du XVIe siècle relate comment le docteur Faust a signé de son sang un pacte avec le diable. Ce dernier, sous la forme du démon Méphistophélès rend à Faust sa jeunesse et lui promet l’amour d’une belle et pure jeune fille, Gretchen/Marguerite. Adapté pour le théâtre par Christopher Marlowe à la fin du XVIe siècle, cette histoire acquiert toute sa dimension avec la pièce de Goethe, composée à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles. Magie, sorcellerie, amour malheureux, sabbat de sorcières et apparitions spectrales sont les éléments de cette histoire qui n’a cessé d’inspirer musiciens (Charles Gounod, Hector Berlioz et Robert Schuman) et écrivains (de Thomas Mann à Terry Pratchett en passant par Jean Giono, Fernando Pessoa ou Mikhaïl Boulgakov). Dans sa forme primitive, l’histoire se terminait par la damnation de Faust pour servir d’exemple à ne pas suivre. Les auteurs suivants sont plus partagés quand au destin de l’âme du docteur…

Sorcières

Les romans gothiques du XVIIIe siècle sont la part d’ombre du Siècle des Lumières. Au fur et à mesure que les Philosophes font reculer l’obscurantisme et les superstitions, celles-ci se réfugient dans des romans  aussi romans noirs ou frénétiques. La figure de la sorcière quitte le domaine religieux, les bûchers s’éteignent et les pactes diaboliques, les possessions et les apparitions deviennent sujet de fiction. C’était au moment de la Renaissance que sorciers et surtout sorcières étaient  pourchassés. Auparavant, les victimes des bûchers étaient les hérétiques. Une des affaires les plus célèbres de possession et de sorcellerie fut celle des Diables de Loudun (1630), qui a inspiré l’écrivain Aldous Huxley et le musicien Krzysztof Penderecki. La « chasse aux sorcières » se calme dans le courant du XVIIIe siècle et le peintre Goya renvoie dos à dos inquisiteurs et sorcières comme symboles de l’obscurantisme : cf. la gravure « le sommeil de la raison engendre des monstres ». Au XXe siècle, Jules Michelet réhabilite la figure de la Sorcière comme symbole de l’éternel féminin et elle est devenue aujourd’hui une figure essentiellement positive de la littérature. (cf. Harry Potter de J. K. Rowling et Annales et Romans du Disque-monde  de Terry Pratchett)

Vampires

Le Romantisme a suscité de séduisants spectres et la fin du XIXe siècle nous a donné Dracula. Les traités de démonologie et les Dictionnaires des cas de conscience à l’usage des religieux et des confesseurs ne niaient pas le fait vampirique. Pourtant, ils récusaient les remèdes de la tradition, qui consistaient habituellement en mutilations diverses du cadavre. Seul l’exorcisme était valable pour l’Eglise. La figure du vampire devint sujet de littérature au tout début du XIXe siècle grâce à John William Polidori, secrétaire de Lord Byron. John Sheridan Le Fanu crée en Carmilla une jeune fille vampire très séduisante. Mais c’est le Dracula de Bram Stoker et son adaptation non autorisée par Murnau sous le titre de Nosferatu qui popularisent définitivement la figure du vampire. Après les Chroniques des vampires d’Anne Rice, où ceux-ci acquièrent une âme et une conscience, Twilight de Stephenie Meyer nous offre des figures vampires qui, loin d’être des prédateurs sexuels et des êtres déviants, sont chastes, fidèles et capables du grand amour.

Anges & démons


Anges et démons, les seconds étant des anges déchus, sont une réalité spirituelle pour les 3 monothéismes. Ils ont inspiré aux peintres primitifs flamands, tels Jérôme Bosch, Dirk Bouts et Pieter Breughel, des panneaux emplis de beauté et de terreur. Après le désenchantement du XXe siècle, la religion chrétienne inspire des romans de « métaphysique fantaisie ». Dans le Livre de toutes les Heures, Hal Duncan prévoit la guerre gigantesque que se livrent les anges après le retrait de Dieu. James Morrow imagine dans la Trilogie de Jéhovah la pollution créée par la décomposition du gigantesque corps divin, long de 3 km car « Dieu est mort ». La question de la survie des Dieux est au cœur de deux des plus beaux romans de la fantasy contemporaine : Les petits Dieux de Terry Pratchett et American Gods  de Neil Gaiman.

 

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