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contenu- 13 000 titres, dont 1 600 titres « vivants », occupent 6 km de rayonnage
- 667 abonnements pour un budget de 51 000 € pour l’ensemble des médiathèques de la Ville de Lille
- 1 500 titres reçus annuellement au titre du Dépôt Légal dont 150 nouveaux titres reçus par an
Chaque année une centaine de nouveaux titres occupent environ 20 mètres linéaires supplémentaires.
Située au premier étage de la Médiathèque Jean Lévy, la salle propose en libre accès plus de 80 abonnements aux revues et magazines ainsi qu’un large choix de la presse du jour française et étrangère. Le prêt en salle des périodiques n’est pas autorisé mais la consultation est entièrement gratuite. Bien entendu, chaque médiathèque pratique le prêt de journaux et magazines.
Les numéros et fascicules précédents peuvent être demandés par l’intermédiaire d’un bulletin de demande à déposer à la banque d’accueil avec la carte d’inscription de l’usager. La recherche s’effectue sur les écrans mis à la disposition du public.
Sur le bulletin, il importe de reporter la cote, affichée à l'écran, qui commence toujours par la lettre P8 (moins de 25 cm), ou P (entre 25 cm et 33 cm) ou Jx (plus de 33 cm)
Ex : La Voix du Nord – édition de Lille
Titre(s): La Voix du Nord. Edition Lille
Description : Ill. et couv. ill. ; 58 cm
Périodicité : quotidienExemplaires
Médiathèque Jean-Lévy - Salle des Périodiques - Fonds Périodiques - Périodique Régional - Magasin 4 Cote: Jx.378 - À consulter sur place
Les documents peuvent être photocopiés à l’exception des documents anciens antérieurs à 1920 ainsi que les journaux reliés. Deux copieurs sont à votre disposition dans la salle. Des cartes de photocopies sont en vente à l'accueil et à la banque de renseignements bibliographiques (1 € = 10 photocopies)
Pour les documents non photocopiables, l’utilisation d’un appareil photographique numérique sans flash est possible. Une autorisation de prise de vue est à demander à la banque de renseignements bibliographiques.
Nos services effectuent également à votre demande la reproduction des documents souhaités. Pour le tarif et le mode de reproduction, adressez-vous aux banques de communication ou de renseignements bibliographiques.
La médiathèque Jean Lévy de Lille possède un ensemble relativement complet des grands titres régionaux depuis leur origine, tels que : L’Écho du Nord (1819-1944), Le Réveil du Nord (1889-1944), La Dépêche du Nord (1882-1940), La Croix du Nord (1896-1968), La Voix du Nord (depuis 1944), Nord Éclair (depuis 1944), L’Annuaire Ravet-Anceau (1853-1998), Le Grand Hebdomadaire illustré (1910-1938)…
Par ailleurs, elle possède mais de façon lacunaire, approximativement 40% des périodiques qui ont été publiés à Lille durant les 18e et 19e siècles comme par exemple :
- L’Abeille flamande : du libraire Panckoucke, publiée en 1746. C’est le premier périodique publié à Lille.
- La Trompette de l’Armée du Nord (journal révolutionnaire publié durant l’année 1792)
- L’Abeille patriote (journal révolutionnaire publié à Lille de 1790 à 1791)
- Affiches, annonces et avis divers : « petites annonces » publiées à Lille de 1793 à 1809 (quelques lacunes)
- Le Journal du département du Nord : 1811 à 1830 avec des lacunes. C’est le premier véritable journal d’information.
- Le Mémorial de Lille : journal bonapartiste publié de 1857 à 1883
Dans ses trésors, elle possède également des journaux satiriques :
Le Barbier de Lille (1843-1846), Le Lillois (1884-1893), Le Vrai lillois (1885-1889), Le Barbier Maes (1884-1886), La Vie flamande illustrée (1903-1914)…
Des almanachs :
L’Almanach du commerce (1829-1884), qui donne les noms et adresse des commerçants de Lille ; Le Calendrier de Lille (1807-1914), qui donne la liste des institutions lilloises avec les noms et qualités du personnel ; L’Annuaire Ravet-Anceau (1853-1998), qui recense les locataires et propriétaires des habitations lilloises ; etc.
Quelques rares feuilles autorisées par les Allemands durant la Première Guerre Mondiale :
Le Bulletin de Lille, La Gazette des Ardennes, Liller Kriegszeitung…
Quelques rares journaux clandestins de résistance publiés dans la région durant la Seconde Guerre Mondiale :
La Voix du Nord, La Revue noire.
La Bibliothèque municipale de Lille possède quelques grands titres de la presse nationale surtout depuis la fin du 19e siècle ou depuis la Libération :
L’Illustration (1843-1956), Le Temps (1870-1940), Le Figaro (depuis 1855), le Journal officiel (depuis 1870), Libération (depuis 1981),
Le Monde (depuis 1944), L’Humanité (depuis 1944), etc.
Enfin, elle possède également une centaine de titres « surprenants », tels que :
- Die Presse (ALLEMAGNE) : 1948-1952
- Buenos Aires Handels-Zeitung (ARGENTINE) : 1889-1915
- Pravda (RUSSIE) : 1953 à 1970
- Narodowiec (POLOGNE) : 1945 à 1989
- New York Herald (ETATS-UNIS) : 1911 à 1970
- Écho de la Chine : 1901 à 1910 : journal publié en Chine en langue française à destination principalement des Français résidants
- Journal de Saint Pétersbourg (1870-1912) : journal en langue française destiné aux Français installés en Russie.
1746 : premier périodique lillois édité par le libraire Panckoucke. Il s’agit d’un recueil périodique traitant de sciences et d’histoire.
1761 : Panckoucke fils fait paraître les premières « petites affiches » lilloises sous le titre d’ « Annonces, affiches et avis divers pour les Pays-bas français ». Panckoucke paie une redevance aux « petites affiches » parisiennes qui en détiennent le monopole.
Joseph Paris, dit le chevalier de Lépinard, reprend à son tour ces « petites affiches » en 1781 et y ajoute de la politique. Finalement elles sont éditées par l’imprimeur Danel à partir de 1793.
Révolution :
Contrairement à la ville de Paris, Lille ne voit paraître que très peu de journaux révolutionnaires. La Bibliothèque municipale de Lille en possède quelques rares titres : L’Abeille (1790) des frères Lagarde ; L’Abeille patriote (1790-1791), La Trompette de l’armée du Nord (1792), Les Affiches nationales du Département du Nord (1790-1791), La Feuille d’or (1790-1792), Les Lettres du véritable Père Duchêne (sans doute un plagiat de 1792).
Premier Empire / Restauration :
La loi napoléonienne stipule qu’un seul journal par département est autorisé à paraître. À Lille, c’est l’imprimeur Marlier qui obtient l’autorisation préfectorale et il publie son Journal du département du Nord à partir de 1811.
La loi sur la presse de 1819, plus libérale, permet à l’imprimeur Vincent Leleux de fonder la même année son journal du soir L’Écho du Nord, premier grand journal commercial à Lille qui subsiste jusque 1944. Très vite, les deux seuls journaux lillois s’opposent : Le Journal du département du Nord étant préfectoral, L’Écho du Nord se référant à la Charte de Louis XVIII.
1830 / Monarchie de Juillet :
La politique libérale de Louis-Philippe permet à la presse française d’entamer le début de son développement industriel. Les journaux de distraction commencent à prendre leur essor, les magazines (appelés alors « magasins ») naissent, les premières agences de presse sont créées (l’agence Havas notamment), la presse satirique se développe. Déjà quelques journaux parisiens commencent à publier une seconde édition de leur journal.
Lille voit alors paraître quelques nouveaux journaux politiques : en 1831, Le Nord (orléaniste), L’Argus du Nord (orléaniste), La Boussole (légitimiste), Nord Gazette (légitimiste) ; en 1833, la Boussole est remplacée par La Gazette de Flandre et d’Artois.
La presse royaliste est largement prédominante à cette époque et les journaux « socialistes » sont alors totalement inexistants à Lille.
Il faut attendre qu’Alphonse Bianchi transforme en 1846 son journal satirique Le Barbier de Lille en journal politique qu’il intitule Le Messager du Nord, pour voir naître le premier journal socialisant à Lille.
Cependant, le socialisme ne pénètre guère le monde ouvrier lillois avant les années 1880 et jusqu’à sa mort en 1851, Le Messager du Nord, pourtant fortement ouvriériste, ne touche qu’une frange insignifiante de la population ouvrière lilloise.
Les feuilles littéraires commencent tout doucement à se développer également à Lille. Mais n’ayant un succès commercial que très mitigé, l’habitude d’ajouter de la matière susceptible d’intéresser le grand public est alors rapidement adoptée. Dans la plupart des feuilles, telles Le Moulin à vent de Mathieu, ou plus tard Le Diable rose, L’Abeille lilloise de Verly ou encore L’Indicateur du Nord de Dayez, on trouve également traité des domaines aussi surprenants que le commerce, les spectacles, l’industrie, les arts, parfois même les faits-divers ou le sport.
C’est aussi sous la Monarchie de Juillet que la presse satirique naît modestement à Lille mais ce n’est qu’à partir de la fin du 19e siècle qu’elle est richement illustrée de gravures sur bois ou de lithographies. Le Barbier de Lille est très certainement la première feuille satirique à voir le jour à Lille. Les autres vont surtout être fondées à partir des années 1870/1880 : Le Lillois, royaliste, Le Vrai lillois, républicain, Le Carillon lillois, socialisant, Le Barbier Maës, républicain, La Vie flamande illustrée, plus drolatique que satirique, Le Nord hebdomadaire, monarchiste.
Naît également à cette époque un annuaire cher au cœur des lillois, le célèbre Annuaire Ravet-Anceau qui recense annuellement les locataires et propriétaires de la métropole lilloise.
Second empire :
La presse française se transforme. Polémiques et très élitistes jusqu’au milieu du 19e siècle, les journaux tendent enfin à se démocratiser : baisse du prix de l’abonnement (naissance du journal à 5 centimes), essor du feuilleton romanesque dans les quotidiens (cette innovation littéraire va faire s’envoler les tirages de la plupart des journaux), apparition de la chronique, de l’interview, du petit reportage…
Grâce à la politique devenue libérale de Napoléon III, Lille voit encore naître de nouveaux journaux, principalement : Le Mémorial de Lille, en 1857, le journal bonapartiste de la ville ; Le Progrès du Nord, en 1866, des républicains Gustave Masure et Géry Legrand ; Le Propagateur du Nord, légitimiste ; Le Journal de Roubaix, en 1856, qui représente le petit patronat catholique.
Géry Legrand, futur maire de Lille, fonde également son Journal populaire de Lille en 1863, dans l’espoir un peu illusoire de contrecarrer le succès « désolant » d’un autre journal vendu 1 sou, Le Petit journal.
Troisième République :
Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’éclosion de la presse de masse qui surgit durant la « Belle époque » : la loi sur la liberté de la presse promulguée en 1881, la loi sur la scolarité obligatoire, celle concernant la formation des syndicats, le passage de la fabrication du papier chiffon au papier de bois (deux fois moins coûteuse), la politique très libérale des républicains progressistes (suppression de toutes les taxes qui frappaient les journaux depuis le début du 19e siècle), des innovations techniques (rotatives, machines à composer mécaniquement, etc.) et surtout la généralisation dans les années 1880 du passage du prix des journaux à 5 centimes le numéro. Globalement, les tirages des journaux sont multipliés par 4.
Lille n’échappe pas à ce phénomène médiatique : une kyrielle d’éphémères petites feuilles politiques et syndicales naissent, comme par exemple La Réforme sociale, L’Avant-garde, Le Nord radical, Le Petit boulangiste, L’Électeur lillois ; les multiples changements de titre de la feuille syndicale socialiste Le Forçat, créée en 1882, témoigne de l’acharnement gouvernemental à vouloir contenir l’influence grandissante du parti ouvrier dans la région, ce qui n’empêche pas le commerçant franc-maçon Édouard Delesalle de fonder en 1889 son journal socialiste Le Réveil du Nord ; la grande presse régionale fait paraître non seulement une seconde édition destinée à desservir le département mais également différentes éditions locales couvrant toute la région du Nord.
La presse patronale et catholique s’enrichit de quelques autres titres : La Dépêche, en 1882, avec son édition du soir Le Nouvelliste du Nord ; La Croix du Nord, fondée à Lille en 1889 par l’Abbé Masquelier.
Première et seconde guerres mondiales :
De 1914 à 1918, toute la presse lilloise cesse de paraître. Seules les feuilles sous contrôle des autorités allemandes sont autorisées : Le Bulletin de Lille, qui donne des informations pratiques aux lillois ; La Gazette des Ardennes, journal collaborationniste qui couvre toute la zone belge et française occupée ; le Liller Kriegszeitung destiné aux soldats affectés dans la région. Seule La Dépêche, installé à Paris, reparaît normalement.
La médiathèque Jean Lévy possède tous ces journaux, excepté la presse clandestine dont les titres ne sont plus connus que des livres d’histoire : La Patience, L’Oiseau de France, Le Journal des occupés…
En mai 1940, la presse lilloise cesse à nouveau de paraître. Mais dès août 1940, trois journaux obtiennent des Allemands l’autorisation de reparaître : Le Grand Écho du Nord, Le Réveil du Nord, Le Journal de Roubaix. Le Bulletin de Lille reparaît.
La presse clandestine revoit le jour à Lille mais seuls trois titres sont trouvables à la Bibliothèque municipale de Lille : La Voix du Nord : organe de résistance, La Revue noire et un fac-similé du journal communiste L’Enchaîné, interdit depuis le pacte germano-soviétique signé en 1939.
À la Libération, l’épuration de la presse permet aux journaux qui n’ont pas paru durant l’Occupation de reparaître, mesure qui concerne Le Progrès du Nord, La Croix du Nord et le journal communiste L’Enchaîné qui change son titre en Liberté. En revanche, Le Grand Écho du Nord se voit remplacé par La Voix du Nord, Le Réveil du Nord par Nord matin et Le Journal de Roubaix par Nord Éclair.
La concurrence simultanée de la radio, de la télévision, de l’Internet et, dans une moindre mesure, de la presse papier gratuite a définitivement mis un terme à l’âge d’or de la presse française, aggravé par le discrédit de la presse vénale d’avant-guerre et les conséquences sur la presse des scandales politico financiers. De nos jours seuls demeurent à Lille deux quotidiens politiques d’importance : La Voix du Nord et Nord Éclair. Quant aux journaux Liberté et La Croix du Nord, devenus hebdomadaires, ils ne possèdent plus guère aujourd’hui que l’ombre de leur splendeur d’antan.