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La Dentelle du signe

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Née à Sidi Bel-Abbès en Algérie, Annie Cohen vit à Paris depuis 1967. Parallèlement à son travail d'écrivain (elle a publié une vingtaine d'ouvrages), elle mène une activité plastique sous forme de gouaches, de dessins à l'encre de Chine et de rouleaux d'écriture. En juin 1999, un accident vasculaire cérébral dont elle est la victime, bouleverse sa vie. Ce sera le point de départ de ce film dont le projet - la reconstruction de soi par l'écriture - l'accompagnera pendant huit ans. « Je passai ce deuxième été après l'accident à écrire. Je ne faisais rien d'autre (...) tous ceux qui m'entouraient, attendaient de voir ce qui se passait avec l'écriture ». L'écriture qui, pour Annie Cohen, semble étroitement liée au désir de promenade : « Ce sont les décors et les lieux qui me dictent l'écriture ». Le spectateur sera donc le témoin de ses moments de recueillement sur la tombe du peintre mineur Augustin Lesage, dans le nord de la France, ou bien dans le sud de la Provence, à Lourmarin, sur celle d'Albert Camus, ou encore de ses moments de déambulation dans le 13ème arrondissement parisien, ou sur les bords de la Bièvre : « La Bièvre, c'est mon Algérie cachée, ma terre invisible ». Ce film mêle les événements particuliers de la vie personnelle de l'écrivain à son désir de création littéraire et plastique : « J'écris dans le seul but de l'apaisement » nous confie-t-elle en guise de conclusion.

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